Les domaines et les dimensions de la résiliencee

Les domaines et les dimensions de la résiliencee

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Mohammed Meri

University of Strasbourg – Laboratoire Sage, France
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Ce chapitre présente les directions de recherche de la resilience, les domaines et dimensions de la resilience, la résilience comme un trait de personnalité évolutive, la résilience: inné ou acquis ? développer la résilience: comment?

La recherche dans le domaine de la résilience s’est essentiellement déroulée dans cinq directions différentes comme illustrée dans le tableau ci-dessous:

Tableau 4. Montre les directions de recherche de la résilience

Résilience Direction de recherche
1 La résilience en tant qu’aspect du développement de l’enfant et de la réponse aux conditions défavorables,
2 La résilience comme construction théorique de la personnalité,
3 La résilience comme base biologique de la résilience,
4 La résilience comme caractéristique d’une adaptation positive en réponse aux stress de la vie,
5 Résilience en termes de capacité d’adaptation améliorée après un traumatisme.

Source. Maginness. Ali (2007). Adapté

Chaque domaine de recherche a conservé sa propre perspective unique sur la nature de la résilience, ce qui a conduit chacun des cinq domaines à développer sa propre vision du concept de résilience avec des approches spécifiques de la recherche et des références croisées peu fréquentes. Le résultat de cette divergence est que chaque domaine semble déconnecté des autres malgré une convergence significative ces dernières années sur ce que l’on entend comme partie intégrante du construit. Source. Ali. Maginness (2007).

Les domaines de la résilience

Les domaines de la résilience se résume en quatre domaines principaux (physique, émotionnel, mental et spirituel) comme les expliquent la figure suivante:

Les dimensions de la résilience

Les dimensions de la résilience se présentent en quatre grandes catégories, chacune d’elles est composée de plusieurs sous dimensions comme illustrer la figure ci-dessous.

La résilience: un trait de personnalité évolutive

Malgré une vie difficile et les pires pressions et stress, certaines personnes parviennent toujours à retrouver le bonheur alors que d’autres s’enfoncent dans la tristesse et la dépression lorsqu’ils sont confrontés au moindre évènement un peu négatif. Cette capacité personnelle à rebondir dans la vie est la résilience.

Les spécialistes se demandent et présentent des avis différents en pondérant la résilience en tant qu’innée ou est-il possible de la cultiver.

Ce n’est que depuis les années 40 que le concept de la résilience a été adapté et appliqué à la psychologie. Il représente la plus ou moins grande capacité qu’ont les êtres humains à faire face aux épisodes douloureux de l’existence: maladie, deuil, précarité, violence, abus, guerre, sècheresse, émigration, déplacement, etc.

On peut dire d’une personne qu’elle est résiliente lorsqu’elle parvient à y faire face, a ressortir plus fort de ses expériences, à rester optimiste et confiant en la vie. Source. Cécile Moreschi.

Facteurs de la personnalité évolutive

Les premières recherches sur la résilience était celles de facteurs qui protègent une personne des facteurs de stress qu’elle rencontre et qui distinguent ceux qui s’adaptent aux circonstances et ceux qui cèdent aux demandes. Depuis le début des années 1990, la recherche sur la résilience est passée de l’identification des facteurs de protection à la compréhension du processus par lequel les individus surmontent les adversités qu’ils vivent. Source. Luthar.S.S., Cicchetti. D., Becker. B. (2000).

Les performances scolaires, professionnelles ou sociales, l’ajustement du comportement, l’ajustement psychosocial et la santé physique comprennent la résilience globale. En raison d’une faible corrélation entre les domaines de résilience -comme déjà cités-; les individus peuvent varier dans les caractéristiques de résilience. La spécificité du domaine est donc plus utile dans les applications de recherche et de pratique qu’une définition globale de la résilience. Les domaines de la résilience sont adaptés au développement et changent avec les différentes étapes de la vie. Par exemple, les enfants qui fonctionnent au-dessus de la norme scolaire et dans les relations avec les pairs malgré le risque font preuve de résilience. L’adolescence et au jeune âge adulte, la résilience peut être mesurée par des réalisations supérieures à la norme dans la carrière. Le développement, le bonheur, les relations et le bien-être physique malgré la présence de facteurs de risque montrent que la résilience n’est pas statique. Source. Baldwin.A, et all (1993).

La résilience: inné ou acquis?

En principe, n’importe qui a les capacités de développer sa force à faire face aux évènements. Mais, nous n’avons pas tous les mêmes armes face à l’adversité. De plus, plusieurs facteurs jouent un rôle prépondérant dans la résilience face aux évènements. La plupart de ces facteurs prennent leur source dans la petite enfance. Ainsi, il sera plus facile de développer des mécanismes d’autodéfense face à l’adversité lorsque les premières années de vie incluent:

Tableau 5. Montre des mécanismes d’autodéfense face à l’adversité

Un climat familial sécurisant Sentiment de confiance, parents présents et unis (même après une séparation), forte relation avec la mère, se sentir aimé et en sécurité.
Une force de caractère Même lorsqu’ils sont très jeunes, on peut remarquer que certains enfants sont foncièrement joyeux et heureux de tout ce qui leur arrive.
Un entourage encourageant La famille immédiate joue un rôle primordial, mais ce n’est pas tout. Les premières amitiés, les éducateurs et professeurs dans la jeune enfance peuvent influencer grandement l’estime de soi et la capacité à voir la vie du bon côté.

Source. Cécile. Moreschi. Adapté.

Les statistiques montrent qu’une personne ayant bénéficié de cela aura un caractère résilient, mais il ne faut pas non plus généraliser. En effet, il est malgré tout fréquent qu’un individu qui aurait tous les préalables nécessaires pour être résilient sombre dans la dépression au moindre problème, alors qu’un autre développera des mécanismes d’autodéfense et une force de caractère lui permettant de se sortir de toutes les situations.

Développer la résilience: comment?

L’histoire et le vécu personnelle de chaque individu jouent un rôle dans sa capacité à développer sa résilience et à affronter les épreuves de la vie et les évènements qu’ils fait face, mais cette histoire personnelle, justement, n’est pas figée dans le temps. Elle évolue avec les années et il est possible de rebâtir la confiance en soi, en la vie et en son entourage au fur et à mesure que l’on grandit. Certaines personnes ont de meilleures bases d’adaptation et de développement et plus de chance que d’autres. Toutefois, ce n’est pas parce qu’on a eu une enfance défaillante qu’on ne peut pas changer sa façon de voir la vie. Cela demandera parfois plus d’efforts et d’implication personnelle, mais il est possible de cultiver la résilience. Cette cultivation se fait par vivre la résilience au quotidien et pratiquer des faits qui la renforcent, même si cela prend du temps et n’est pas toujours évident, il est possible de travailler sur notre capacité à faire face à l’adversité. La première chose à faire consiste à ne pas se voir systématiquement en victime. La résilience suivra si l’on y met assez de volonté comme le montre ce tableau:

Tableau 6.Montre la volonté réelle de la résilience

– Bâtir sa confiance en soi, son estime personnelle,
– Essayer d’être toujours optimiste, de voir le bon côté des choses,
– Trouver un sens à sa vie, avoir des buts clairs,
– Être flexible et enthousiaste face aux changements,
– S’entourer de personnes positives, qui nous apprennent des choses et nous encouragent,
– Avoir une pratique spirituelle méditative, religieuse, etc.,
– Essayer d’être reconnaissant pour ce que l’on a plutôt que se plaindre de ce qu’on n’a pas,
– Faire le bien autour de soi, faire du bénévolat est une excellente manière,
– Accepter que l’on ne puisse pas toujours changer les choses,
– Ne pas avoir peur de la solitude, il faut voir ces moments comme des étapes qui nous apprennent à mieux nous connaître pour ensuite aller vers les autres,
– Développer sa créativité, on est tous créateurs, d’une certaine manière,
– Entretenir son sens de l’humour, le rire est l’une des choses les plus puissantes et apprendre à rire de toutes les situations permet de littéralement changer notre façon de voir les choses.
– Il y a donc de l’espoir pour chaque personne, à condition d’y mettre un peu de soi.

Source. Source. Cécile Moreschi. Adapté.

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