La résilience et l’adaptation socio-économiques vs Covid-19 en Occident

La résilience et l’adaptation socio-économiques vs Covid-19 en Occident

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Mohammed Meri

University of Strasbourg – Laboratoire Sage, France
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Ce chapitre présente la résilience et l’adaptation socio-économiques vs Covid-19 en Occident, l’incertitudes fondamentales du Covid-19, les quatre scénarios postCovid-19 pour un monde refait, l’impact du Covid-19 selon les quatre scénarios, les facteurs affectant la résilience des organismes de santé, la résilience organisationnelle dans la période du Covid-19, la France et la résilience face au Covid-19, le plan de relance: investir pour préparer la France de 2030, union Européenne: la gestion de la crise et la solidarité, plan de relance européen pour financer la transition écologique.

Après des mois de souffrance et de panique au stade du monde tout entier rien ne semble normal, une chose est claire aux yeux de tous: personne ne peut prédire avec certitude à quoi ressemblera l’avenir post-COVID-19.

Les chefs d’états ainsi que d’entreprises ne doivent pas simplement préparer l’avenir; ils devraient se préparer avec les partenaires à de nombreux scénarios des futurs possibles.

Alors que le coronavirus/Covid-19 et l’agent pathogène sont devenus pandémiques, un groupe de planificateurs de scénarios et de futuristes a reconnu la nécessité d’une vision à long terme de la situation actuelle et d’une évaluation des possibilités futures.

DELOITTE CONSULTING LLP et Salesforce ont présenté le point culminant de cette collaboration dans « Le monde refait par COVID-19: Scénarios pour les leaders résilients » .Les scénarios ont exploré un certain nombre d’incertitudes fondamentales susceptibles d’avoir un impact significatif après le COVID-19, notamment:

Tableau 15. Montre l’incertitude fondamentale du Covid-19

Impact Description
1 La gravité globale de la pandémie et le schéma de progression de la maladie,
2 Le niveau de collaboration au sein et entre les pays,
3 La réponse du système de santé à la crise,
4 Les conséquences économiques de la crise,
5 Le niveau de cohésion sociale en réponse à la crise,

Source. Blau. Andrew, Jen. Steinmann(2020), adapté.

Quatre scénarios pour un monde refait

DELOITTE CONSULTING LLP et Salesforce écrivent: alors que nous examinions à quoi pourrait ressembler le monde refait à travers le prisme des incertitudes fondamentales énumérées ci-dessous, quatre scénarios distincts émergent sur la base des tendances actuelles et des incertitudes sont apparus. Chaque scénario apporte divers degrés de perturbations, de défis et d’opportunités, et devrait finalement susciter un certain nombre de questions sur les implications et les prochaines étapes pour les organisations.

Figure 35. Illustre les 4 Scénarios de Deloitte et Salesforce
Source. Blau. Andrew, Jen Steinmann (2020), adapté.

Les quatre Scénarios sont expliqués comme le suivant:

Scénario. La tempête passagère

il s’agit d’une histoire optimiste, dans laquelle un vaccin est développé plus tôt que prévu, ou un médicament existant peut être réutilisé comme une option de traitement efficace. Dans ce scénario, la maladie passe plus rapidement que prévu en raison de succès relatif à la contenir grâce à de fortes actions gouvernementales coordonnées. Pendant que la « tempête » passe, il reste des dégâts dans son sillage. Les petites entreprises et les personnes à faible revenu en ressentent le plus les implications durables.

Ce qu’il faudrait croire:

  • Les gouvernements communiquent efficacement la gravité de la pandémie et collaborent pour partager les meilleures pratiques.
  • La société se conforme aux mesures de quarantaine pour atténuer efficacement la propagation du coronavirus.
  • Aucune indication d’une deuxième vague du virus n’est identifiée.
  • Des mécanismes de lutte contre le virus (comme la vaccination) sont mobilisés et conduisent à une prévention et à des traitements efficaces à long terme.
  • L’activité économique rebondit à la fin de 2020.
  • La reprise est initialement lente mais s’accélère au second semestre 2021, les consommateurs devenant plus confiants.

Scénario. Bonne compagnie

penser que la confiance changera après la crise. UN changement potentiel est vers les grandes entreprises qui jouent un rôle intégral dans le cadre de la solution. Dans ce scénario, qui présente une trajectoire de la maladie plus longue, les gouvernements ont du mal à gérer seuls la crise. Les entreprises, parfois dans le cadre de partenariats inhabituels mais efficaces, jouent un rôle important pour aider les communautés et les économies à se redresser et à se reconstruire. Ce scénario présente une opportunité pour les entreprises: les actions entreprises aujourd’hui influenceront si ce scénario devient notre avenir.

Ce qu’il faudrait croire:

  • Les entreprises prennent des initiatives pour lutter contre la propagation du virus en fournissant une expertise en matière de soins de santé et des logiciels et des outils améliorés.
  • Une évolution vers une plus grande responsabilité des entreprises est observée avec de nouvelles perspectives à long terme menant à une plus grande insistance sur l’investissement dans les travailleurs et les communautés.
  • La reprise économique commence à la fin de 2021.
  • La reprise ralentit au début de 2022 et s’accélère au deuxième semestre de 2022.

Scénario. Lever du soleil à l’est

imaginer un monde où la pandémie dure encore plus longtemps, une reprise inégale s’ensuit. Les pays d’Asie de l’Est (comme la Chine, Singapour et Taiwan) ont une réponse du système de santé bien orchestrée et sont plus proactifs et efficaces dans la gestion de la maladie que d’autres régions. Ces nations prennent les rênes en tant que puissances principales sur la scène mondiale, exerçant une influence politique et économique croissante. Leur réponse gouvernementale centralisée devient « l’étalon-or » pour les autres nations du monde entier.

Ce qu’il faudrait croire:

  • Les pays d’Asie de l’Est sortent de la période de reprise avec moins d’impact économique.
  • La Chine intensifie considérablement ses efforts d’investissement direct étranger, renforçant sa réputation mondiale.
  • Les gens acceptent de plus grands mécanismes de surveillance comme faisant partie du bien public.
  • La reprise économique commence à la fin de 2021, avec une reprise nettement plus rapide et plus robuste dans l’Est.

Scénario. Loups solitaires

Il s’agit du pire scénario qu’aucun de nous ne souhaite voir: un monde de pandémie prolongée avec de multiples vagues et des réponses gouvernementales inefficaces. Les pays réagissent en adoptant l’isolationnisme alors qu’ils tentent de contenir le virus à l’intérieur, en renforçant les frontières et en raccourcissant leurs chaînes d’approvisionnement. Les alliés se retournent les uns contre les autres et renforcent la surveillance au nom de la protection de leur propre peuple. Les citoyens perdent de plus en plus confiance dans les institutions existantes, ce qui les rend plus vulnérables à la démagogie.

Ce qu’il faudrait croire:

  • La souche de virus SRAS-Cov-2 qui cause la maladie COVID-19 continue de muter et d’évoluer, échappant à l’éradication.
  • Les citoyens cèdent leurs libertés aux gouvernements au nom de l’endiguement des virus.
  • Les pays ne mettent pas l’accent sur le travail en commun et appliquent des politiques isolationnistes.
  • Les gouvernements se tournent vers des outils de surveillance et de suivi extrêmes.
  • Reprise économique mondiale d’ici la mi-2022, avec des taux de reprise divergents d’un pays à l’autre.

D’après DELOITTE CONSULTING LLP et Salesforce, les conséquences de chacun de ces scénarios varieront considérablement pour les sociétés, entreprises en fonction de leurs industries, de leur empreinte géographique, de leurs effectifs, etc. Mais les scénarios offrent un point de départ utile pour que les organisations réfléchissent à quatre questions visant à inciter à l’action maintenant pour jeter les bases d’une performance et d’une croissance durables dans trois à cinq ans:

1. Question: Lesquelles de vos attentes antérieures doivent être repensées?

2. Question: Quelles sont les plus grandes menaces pour votre entreprise actuelle dans ces mondes potentiels?

3. Question: Quel scénario décrit le mieux le monde auquel votre organisation se prépare et dans quelle mesure seriez-vous prêt si ce n’est pas ce qui se passe?

4. Question: Que devriez-vous faire différemment si l’un de ces scénarios devenait le futur?

L’impact du Covid-19 selon les quatre scénarios

L’impact du Covid-19 selon les scénarios illustre différentes manières dont le monde pourrait se dérouler après la crise.

Tableau 16. Montre l’impact du Covid-19 selon les scénarios

Scénarios

 

Impacts

La tempête

 

qui passe

Bonne compagnie Lever du soleil à l’est Loups solitaires
Société

 

La cohésion sociale

Augmente, avec une appréciation accrue des relations interpersonnelles et familiales Est maintenue, alors que la société évolue pour devenir plus « motivée par des objectifs » Passe à un accent accru sur le « bien de l’ensemble ». Tombe, alors que la xénophobie et la méfiance envers les autres deviennent la norme
La technologie

 

Progrès technologiques

Garder le cap, alors que les anciens résistants se déplacent en ligne Occupent une place centrale, avec de grandes entreprises qui proposent des solutions dans des domaines tels que les technologies de la santé et les biotechnologies Sont accélérées, car davantage de partage de données permet des progrès dans l’IA et d’autres capacités technologiques avancées Sont divergentes entre les différents marchés, l’accent étant mis sur les progrès des mesures de surveillance et de contrôle
Économie

 

Économies mondiales

Entrer dans une récession prolongée, avec une augmentation des inégalités de revenu Sont perturbées, avec une concentration croissante du pouvoir entre les grandes entreprises Rétrécissement, en raison de la nature prolongée du virus Sont laissés dans la tourmente, alors que les chaînes d’approvisionnement mondiales sont perturbées
Environnement

 

Focus sur le changement

Climatique

Se renouvelle, car la collaboration mondiale donne l’espoir de progrès Est mixte, certaines entreprises soucieuses du développement durable investissant dans les énergies renouvelables Est négligée, car la reprise économique est prioritaire Décline, alors que les pays évoluent vers l’indépendance énergétique
Politiques Gouvernements

 

du monde entier

Gagner la confiance et les organisations internationales telles que l’OMS gagne en pertinence S’associer à de grandes entreprises, qui participent à la solution Se tourner vers l’Est pour obtenir des conseils, car les pays asiatiques gèrent efficacement le virus Adopter l’isolationnisme, car ils tentent de contenir le virus

Source. Andrew Blau, Jen Steinmann(2020), adapté.

Les Facteurs affectant la résilience des organismes de santé

Face au Covid-19, les organismes de santé affrontent multiples sortes de dangers (médical, socio-économique, administratif, humain, etc).

La capacité du dispositif de santé de faire la résilience dépende de leur compréhension à contourner les risques et stress et de leur comportement dans le travail quotidien. Ces risques et stress se manifestent en trois niveaux tels:

La résilience du dispositif de santé est affectée par des facteurs qui le support à y parvenir et s’adapter, ainsi que à développer leur attitudes et situations comme illustrer par cette figure suivante.

La résilience organisationnelle dans la période du Covid-19

Sissoko & Company ont proposé un modèle de résilience organisationnelle durant la période du Covid-19.

 

La France et la résilience face au Covid-19

Le projet Résilience (Made in France) s’inscrit dans le cadre du mouvement « La France, une chance » à travers lequel les entreprises françaises sont invitées à s’engager en faveur de pratiques à forte valeur ajoutée humaine. Le projet s’ouvrira rapidement à d’autres acteurs de la filière textile pour consolider et développer la filière dans une logique industrielle de proximité. Des dizaines d’entreprises de l’économie sociale et solidaire sont aussi appelées à rejoindre le groupement pour augmenter la capacité de production.

Ce projet a été créé pour assurer en urgence la fabrication de millions de masques lavables sur le territoire français, le projet Résilience est un groupement d’ampleur nationale qui rassemble des PME du textile, des entreprises d’insertion et des entreprises adaptées.

Dans la situation de crise sanitaire que traverse la France, il s’agit de produire à un coût raisonnable et dans les meilleurs délais le plus de masques possible grâce à un processus de production simple et standardisé. Aussi, le projet Résilience souhaite rendre cette mobilisation inclusive en construisant un circuit logistique efficace avec l’aide d’acteurs locaux, engagés et participatifs: PME, entreprises d’insertion, entreprises adaptées, établissements et services d’aide par le travail. La production des masques s’ancre dans une démarche durable et fait l’objet d’une réflexion pour une solution de recyclage après l’utilisation. Les masques sont ainsi lavables jusqu’à 60°. Source. Idf (2020).

Ile-de-France et Collectivités: création du Fonds de Résilience

C’est une mesure qui a fait consensus: la création d’un fonds de résilience a été adopté jeudi dernier lors du conseil régional. Cette mesure fait partie intégrante du plan de relance de l’activité économique francilienne dévoilé par l’Exécutif Régional. Elle prévoit de:

Combler les carences des plans de soutien de l’Etat aux acteurs économiques. En effet, il est clairement apparu que de nombreuses entreprises, des indépendants ou encore des structures de l’économie solidaire et sociale en Ile-de-France passaient entre les mailles du filet et n’étaient donc pas en mesure de percevoir des aides salutaires.

Les domaines les plus concernés sont ceux qui sont le plus touchés par la crise: (l’hôtellerie, la restauration, le commerce, l’artisanat, le tourisme et l’évènementiel).

En effet, bon nombre d’acteurs économiques franciliens ont un besoin impérieux de financement, celui-ci conditionne la reprise des activités qui est elle-même garante de la relance économique.

Délivrer des octrois d’avances remboursables au tissu économique francilien en difficulté. C’est une aide de dernier recours que propose la Région, elle va y participer en engageant 25 millions d’euros de financement (somme doublée par l’apport de la Banque des Territoires). Cette aide obéit à deux principes: l’équité et la subsidiarité. Source. Groupe Les Républicains (2020).

Plan de relance: investir pour préparer la France de 2030

Le gouvernement Français a lancé, le 3 septembre2020, un plan de relance historique de 100 milliards d’euros pour redresser l’économie et faire la « France de demain ». Inscrit dans la continuité des mesures de soutien aux entreprises et salariés lancées dès le début de la crise de la Covid-19, ce plan vise à transformer l’économie et créer de nouveaux l’emploi. Il repose sur trois piliers: (l’écologie, la compétitivité et la cohésion).

Un plan de relance historique 100 milliards d’euros dont 40 milliards d’euros de contributions européennes, Ces sommes seront dépensées sur deux ans (2021 – 2022) et financées par différents instruments:

La troisième loi de finances rectificative pour les moyens engagés en 2020

Le projet de loi de finances pour 2021 et le programme d’investissement d’avenir (PIA4)

Le projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2021

Des mesures de simplification réglementaires ou législatives.

Le plan de relance a été élaboré à la suite d’une large concertation avec tous les acteurs des territoires, les parlementaires, les partenaires sociaux, des économistes français, européens et internationaux et les partenaires européens, et a Le plan a trois priorités:

1-ÉcologieLa relance est une relance verte.Sur 100 milliards d’euros, 30 milliards sont destinés au financement de la transition écologique. Chaque axe du plan de relance doit apporter une contribution à la transition écologique. Tout ce qui est mis en œuvre dans le cadre du plan de relance doit répondre à une ambition: devenir la 1ère grande économie décarbonée européenne en atteignant la neutralité carbone en 2050.
Il s’agit de promouvoir une croissance à la fois durable et juste à travers:

La rénovation thermique des bâtiments,

L’aide à la décarbonation de l’industrie,

Le bonus écologique,

La prime à la conversion pour l’achat d’un véhicule propre, ou encore la transformation du secteur agricole.

2.Compétitivité. La relance est la clé de la souveraineté économique et de l’indépendance technologique. Si la France a des atouts, des compétences et des savoir-faire, elle doit faire face, aujourd’hui encore, à un problème structurel majeur: celui de son offre. Il convient d’être plus compétitifs. Cela passe notamment par le choix de:

La transition écologique,

La baisse des impôts de production,

L’investissement massif dans certaines technologies identifiées comme les technologies d’avenir, par l’aide à la recherche,

La formation,

Le développement de compétences,

La valorisation des savoir-faire nationaux existants.

3.CohésionLa relance est une relance sociale et territoriale. Elle permettra de mieux soutenir et accompagner les jeunes ainsi que de protéger les plus modestes. Le plan de relance concerne tous les territoires à toutes les échelles. Il s’agit d’une solidarité au sens large: (entre les générations, les territoires, les entreprises de toutes tailles et entre les Français). C’est un élan collectif que porte le plan de relance, notamment à travers le Segur de la Santé, la cohésion territoriale et le soutien aux personnes les plus précaires. Source. Ministre de l’Économie, Le plan de relance (03/09/2020).

Union Européenne: la gestion de la crise et la solidarité

En ces temps de crise, les pays, les régions et les villes de l’Union européenne tendent une main secourable à leurs concitoyens de l’UE et apportent une aide à ceux qui en ont le plus besoin en donnant des équipements de protection tels que: (des masques, en dépêchant des équipes médicales, en offrant des traitements transfrontaliers aux malades et en rapatriant des citoyens de l’Union bloqués à l’étranger).

Sur demande, la Commission européenne coordonne l’aide dans la lutte contre la pandémie de COVID-19, telle que la fourniture d’équipements de protection individuelle et de vols de rapatriement depuis des pays extérieurs à l’UE, et cofinance la fourniture de l’aide et le transport d’équipes médicales d’un pays à l’autre.

Avec son centre de coordination de la réaction d’urgence, la Commission se tient prête, 24h/24 et 7j/7, à aider tous les pays, en Europe et au-delà, qui le demandent. À ce jour, le Centre de coordination de la réaction d’urgence a reçu au total 54 demandes d’assistance:

7 provenant d’États membres de l’UE,

3 d’États participant au mécanisme de protection civile de l’UE,

2 d’organisations internationales,

40 de pays tiers.

Les demandes d’assistance de 22 pays (Albanie, Arménie, Bangladesh, Biélorussie, Bosnie-Herzégovine, Chine, Croatie, Équateur, El Salvador, Estonie, Géorgie, Grèce, Italie, Kenya, Lituanie, Moldavie, Monténégro, Pays-Bas, Macédoine du Nord, Serbie, Espagne et Ukraine) ont reçu une réponse partielle assortie d’offres.

– Création d’une réserve stratégique européenne de matériel médical

Le 19 mars 2020, la Commission européenne a créé une réserve stratégique rescEU, une réserve européenne commune de matériel médical d’urgence, tel que (des respirateurs, des masques de protection et du matériel de laboratoire), afin d’aider les pays de l’UE à faire face à la pandémie de COVID-19. Elle finance 100 % de la réserve, qui est hébergée par un ou plusieurs États membres. Ceux-ci sont chargés d’acquérir le matériel, avec l’aide de la Commission. Le centre de coordination de la réaction d’urgence gère la distribution du matériel afin qu’il aille rapidement là où il est le plus nécessaire. L’Allemagne et la Roumanie sont les premiers États membres à héberger la réserve rescEU. Ce soutien s’ajoute aux équipes médicales de l’UE, aux masques et aux désinfectants déjà mobilisés par l’intermédiaire du mécanisme de protection civile de l’Union, ainsi qu’aux offres d’aide bilatérales des États membres. La Commission européenne couvre la totalité des frais d’acquisition, d’entretien et de livraison.

Au cours de la première semaine du mois d’août 2020, des masques de protection FFP2 et FFP3 supplémentaires ont été distribués à la Croatie, au Monténégro et à la Macédoine du Nord par l’intermédiaire de rescEU, la réserve européenne commune de matériel médical. Outre la fourniture de matériel, le mécanisme de protection civile de l’UE a coordonné le déploiement, en Azerbaïdjan, d’une équipe médicale d’urgence italienne constituée de six experts médicaux afin de soutenir les autorités sanitaires locales dans la lutte contre la pandémie de COVID-19.

Le 2 juin 2020, la Commission européenne a proposé de renforce la réserve rescEU en lui allouant 2 milliards d’euros sur la période 2021-2027, afin d’augmenter les capacités de réaction de l’Union européenne en cas d’urgence transfrontière, tels que le coronavirus. Ces fonds supplémentaires serviront à créer des réserves d’équipements stratégiques couvrant les urgences sanitaires, les feux de forêts, les incidents chimiques, biologiques, radiologiques ou nucléaires et d’autres urgences majeures. Le budget total du mécanisme de protection civile de l’Union européenne s’élèvera ainsi à 3, 1 milliards d’euros. Source. Commission Européenne, rescEU factsheet, (02 juin 2020) .

– Rapatrier les citoyens bloqués à l’étranger

La Commission aide les États membres à coordonner l’assistance et les opérations de rapatriement consulaire des citoyens de l’UE dans le monde entier, quel que soit le pays où ils se trouvent. Dès qu’un État membre déclenche le mécanisme de protection civile de l’UE, le Centre de coordination de la réaction d’urgence de la Commission coordonne toutes les actions avec le Service européen pour l’action extérieure et les États membres. La Commission peut également cofinancer jusqu’à 75 % des frais de transport. Les ressortissants de pays tiers peuvent aussi bénéficier de cette assistance.

Depuis le début de la pandémie, plus d’un demi-million de personnes ont été rapatriées en Europe grâce à des vols organisés par les États membres.

– L’aide au sein de l’UE

L’instrument d’aide d’urgence soutient les efforts déployés par les États membres pour lutter contre la pandémie de COVID-19. Il fournit une vaste panoplie d’instruments de l’UE destinés à répondre à certains besoins de la manière la plus adaptée, à savoir dans le cadre d’une stratégie coordonnée au niveau européen. En tant que volet financier de la feuille de route européenne conjointe pour la levée des mesures de cofinancement liées à la pandémie de Covid-19, cet instrument contribue à atténuer les conséquences immédiates de la pandémie et à anticiper les besoins liés à la phase de sortie et de relance.
L’instrument d’aide d’urgence repose sur le principe de la solidarité; il met en commun les efforts et les ressources pour répondre rapidement aux besoins stratégiques communs. Il s’agit d’un complément européen important aux mesures nationales existantes et aux autres mesures européennes destinées à faire face à la crise actuelle dans le domaine de la santé publique.

La Commission européenne a également cofinancé la fourniture d’équipements de protection individuelle, tels que des masques, de la Chine vers l’Estonie, la Lettonie et la Lituanie, à la suite de l’activation du mécanisme de protection civile de l’UE par l’Estonie.

Adoption en un temps record de mesures de soutien au titre de la politique de cohésion

Afin de lutter contre les effets de la crise du coronavirus sur l’économie nationale grecque, la Commission a approuvé, le 13 juillet 2020, la modification en un temps record de treize programmes opérationnels régionaux 2014-2020 et de deux programmes opérationnels nationaux pour la Grèce. Ces modifications, rendues possibles par l’initiative d’investissement en réaction au coronavirus adoptée dans le cadre de la politique de cohésion, mettent à disposition 1, 14 milliard d’euros en provenance des fonds de la politique de cohésion de l’UE afin de financer des actions de soutien à l’entrepreneuriat. Ces fonds bénéficieront à quelque 90 000 petites et moyennes entreprises grecques.

Pour combattre le coronavirus à l’échelle mondiale, la Commission européenne a annoncé, le 8 avril 2020, un soutien de quelque 15, 6 milliards d’euros aux efforts déployés par les pays partenaires dans la lutte contre la pandémie.

L’UE mobilise plus de 15, 6 milliards d’euros

L’UE agira en équipe, l’équipe d’Europe « Team Europe », en adoptant une approche qui combine des ressources de l’UE, de ses États membres et d’institutions financières, notamment la Banque européenne d’investissement et la Banque européenne pour la reconstruction et le développement, pour aider chaque pays partenaire.

Aide financière de 3 milliards d’euros en faveur de dix pays voisins de l’UE

Le 22 avril 2020, la Commission a proposé une enveloppe d’aide macro financière de 3 milliards d’euros en faveur de dix partenaires concernés par l’élargissement et la politique de voisinage. Ce montant vient s’ajouter aux 15, 6 milliards d’euros déjà prévus dans le cadre de la stratégie « Team Europe », qui vise à étayer les efforts déployés par les pays partenaires pour lutter contre la pandémie de COVID-19. L’enveloppe de 3 milliards d’euros vise à limiter les répercussions économiques de la crise du coronavirus dans ces pays. Elle permettra de soutenir les réformes structurelles destinées à renforcer la gouvernance économique et la transparence, ainsi qu’à améliorer les conditions d’une croissance durable.

Le 11 août 2020, la Commission européenne a approuvé, au nom de l’UE, des protocoles d’accord avec huit partenaires sur des programmes d’assistance macro financière(l’Albanie (180 millions d’euros), la Géorgie (150 millions d’euros), la Jordanie (700 millions d’euros, couvrant deux opérations d’assistance macro financière), le Kosovo (100 millions d’euros), la République de Moldavie (100 millions d’euros), le Monténégro (60 millions d’euros), la Macédoine du Nord (160 millions d’euros) et l’Ukraine (1, 2 milliard d’euros). Des négociations sur les protocoles d’accord avec la Bosnie-Herzégovine et la Tunisie sont en cours. La mise en œuvre rapide de ces programmes est un important témoignage de la solidarité de l’UE avec ces pays en cette période de crise sans précédent et elle les aidera à limiter les répercussions économiques de la pandémie de COVID-19.

– L’Union européenne solidaire de ses partenaires orientaux

La Commission européenne est solidaire des pays partenaires d’Europe orientale et a annoncé la réaffectation de 140 millions d’euros pour faire face aux besoins les plus immédiats en (Arménie, en Azerbaïdjan, en Biélorussie, en Géorgie, en Moldavie et en Ukraine), dans le cadre de la réaction mondiale à la pandémie de Covid-19. La Commission va également réorienter l’utilisation d’instruments existants et débloquer 700 millions d’euros afin d’aider les pays à surmonter la pandémie. Ces fonds permettront de fournir des dispositifs médicaux et des équipements de protection, et de soutenir les entreprises et l’emploi.

Le 10 juin 2020, le fond fiduciaire régional de l’UE en réponse à la crise Syrienne a mobilisé 55 millions d’euros supplémentaires en faveur des réfugiés en provenance de (Syrie et des personnes vulnérables en Jordanie et au Liban), afin d’aider à lutter contre la pandémie de COVID-19. Ce train de mesures supplémentaire, qui fait partie de la réponse mondiale de l’UE à la pandémie, alloue 20, 1 millions d’euros à (la Jordanie et 34, 6 millions au Liban), les deux pays qui accueillent le plus grand nombre de réfugiés par habitant au monde. Ces fonds permettront d’apporter un soutien essentiel et ciblé dans des domaines clés tels que (la santé, l’eau, l’assainissement et l’hygiène). Le montant total de l’aide mobilisée par l’intermédiaire du fonds fiduciaire de l’UE s’élève à plus de 2, 2 milliards d’euros depuis 2015, doublant ainsi le montant initialement prévu.

– Aide au Bangladesh, à l’Équateur et à l’El Salvador

Afin de contribuer à lutter contre la pandémie de COVID-19 et limiter la propagation du virus, l’UE continue d’apporter une assistance et un soutien à ceux qui en ont besoin. Le 28 juillet 2020, elle a répondu aux demandes adressées par (le Bangladesh, l’Équateur et l’El Salvador) par l’intermédiaire de son mécanisme de protection civile du matériel médical et des équipements de protection fournis par la France ont été livrés à ces trois pays via le mécanisme.

– Une enveloppe de 54 millions d’euros pour la République centrafricaine

La Commission européenne fournira une aide de 54 millions d’euros à la République centrafricaine pour aider le gouvernement à renforcer les dépenses publiques exacerbées par la lutte contre la pandémie. Les actions sanitaires menées par le gouvernement centrafricain ayant considérablement accru la pression sur les finances publiques, l’Union européenne aide les autorités grâce à deux programmes d’appui budgétaire: l’un consacré à la consolidation des structures étatiques (45 millions d’euros) et l’autre axé sur la réforme du secteur de la sécurité et de la gouvernance (9 millions d’euros).

Le 2 juillet 2020, dans le cadre de la réaction de l’UE au niveau mondial face à la pandémie de COVID-19, l’UE a adopté, par l’intermédiaire de son Fonds fiduciaire d’urgence pour l’Afrique, un nouveau train de mesures d’aide destinées à protéger les migrants, à stabiliser les communautés locales et à combattre la COVID-19 en Afrique du Nord. Ce train de mesures comporte de nouveaux fonds d’un montant de 80 millions d’euros, ainsi qu’une enveloppe de 30 millions d’euros réaffectée d’actions non mises en œuvre du Fonds fiduciaire d’urgence pour l’Afrique. Ce nouveau financement renforcera également la capacité de réaction immédiate et les systèmes et services de santé dans les pays partenaires d’Afrique du Nord, protégera les réfugiés et les migrants et stabilisera les communautés locales.

Aide à la Libye

La Libye demeure le principal bénéficiaire du volet « Afrique du Nord » du Fonds fiduciaire d’urgence de l’UE pour l’Afrique, avec des programmes d’un montant total de 455 millions d’euros, la majorité du financement étant destinée à protéger les migrants et les réfugiés et à stabiliser les communautés, parallèlement à des actions de gestion des frontières.

Trois nouveaux programmes, adoptés le 2 juillet 2020, permettront d’améliorer la résilience des Libyens et des migrants dans le domaine de la santé à la suite de la pandémie:

Un programme de protection d’un montant de 30, 2 millions d’euros fournira une aide sanitaire, des produits non alimentaires, une aide d’urgence en espèces et des évacuations d’urgence hors de Libye (lorsque les restrictions de déplacement auront été levées);

Un programme spécifique d’un montant de 20 millions d’euros visant à renforcer les capacités de réaction immédiate face au coronavirus, qui fournira également des équipements de protection individuelle et des formations au personnel soignant et renforcera les capacités des laboratoires et des soins d’urgence;

Un programme de stabilisation des communautés d’un montant de 25 millions d’euros destiné à poursuivre l’amélioration des conditions de vie dans les municipalités libyennes en renforçant l’accès aux services de base et aux services sociaux.

Une enveloppe de 60 millions d’euros pour soutenir la Corne de l’Afrique

Le 17 juin 2020, l’UE a annoncé un ensemble de mesures d’un montant de 60 millions d’euros destiné à soutenir l’Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD), une organisation régionale regroupant huit États de la Corne de l’Afrique, afin d’atténuer les répercussions sanitaires et socio-économiques de la pandémie de COVID-19. Cette aide financière visera principalement à soutenir (les groupes vulnérables, notamment les migrants, les réfugiés, les personnes déplacées et les communautés transfrontalières, et fournira un large éventail d’équipements médicaux et de protection individuelle, dont plusieurs millions de masques chirurgicaux, des kits de dépistage et des ambulances).

Promouvoir des solutions numériques pour faire face à la crise du coronavirus

Afin d’apporter des réponses innovantes à la pandémie mondiale de Covid-19, la Commission a annoncé le 17 juillet 2020 un programme de 10, 4 millions d’euros destiné à promouvoir des solutions numériques en (République démocratique du Congo, au Rwanda et au Burundi). Le programme sera étendu par la suite aux (États d’Afrique orientale et australe et à la région de l’océan Indien), afin d’améliorer la résilience des systèmes de santé et d’éducation dans ces pays. Ce financement soutiendra l’apprentissage en ligne et la formation professionnelle dans le secteur de l’éducation et servira à promouvoir des solutions numériques pour améliorer la qualité et l’efficacité des services de santé. Afin de favoriser une approche coordonnée, l’UE et les États membres ont également mis en place une plateforme numérique au service du développement, appelée « Digital for Development (D4D) Hub ». Cette plateforme réunira des entreprises technologiques de l’UE et des entreprises locales, afin de travailler sur le caractère abordable, la connectivité et l’accès du public à des services numériques privés. Source. Commission Européenne, rescEU factsheet (02 juin 2020).

Plan de relance européen pour financer la transition écologique

Dans le cadre de son plan de relance post-Covid-19, la Commission européenne met sur la table 750 milliards d’euros sous forme de prêts et de subventions. Une occasion sans précédent pour les 27 États membres de financer leur transition écologique.

Face à la crise, la présidente de la Commission européenne a choisi d’être ambitieuse. Ursula Von der Leyen a proposé devant le Parlement européen ce mercredi 27 mai 2020, un budget de 750 milliards d’euros pour aider les 27 États membres à financer la reprise économique. Baptisé Next Generation EU, cet instrument financier s’appuie sur 500 milliards d’euros de subventions et 250 milliards de prêts. Il complètera le budget de l’Union pour la période 2021-2027, ce qui portera à 1 850 milliards d’euros la capacité financière totale de l’UE. Sans oublier les 540 milliards d’euros que l’Union européenne a déjà déployés en urgence et les 1 000 milliards d’euros que la banque centrale européenne (BCE) s’est engagée à injecter dans le système financier.

Pour la première fois de son histoire, la Commission propose d’emprunter en son nom les 750 milliards d’euros sur les marchés financiers et de les écouler via des programmes de financement déjà existants ou via de nouveaux canaux. La prise de position commune d’Emmanuel Macron et d’Angela Merkel en faveur d’une dette mutualisée a sans doute convaincu la Commission européenne de proposer un tel mécanisme, malgré la réticence des Pays-Bas, de l’Autriche, de la Suède ou encore du Danemark. Le débat risque d’être rude entre les 27 qui vont devoir approuver ce plan de relance. Au mieux d’ici juillet.

Aider les États qui en ont le plus besoin

Les fonds mobilisés pour Next Generation EU seront investis selon trois piliers:

Soutenir les États membres en matière d’investissements et de réformes,

Relancer l’économie de l’Union en attirant des investissements privés,

Tirer les enseignements de la crise.

La transition écologique fait partie des réformes éligibles. Elle pourra bénéficier de 310 milliards d’euros de subventions et des prêts à hauteur de 250 milliards d’euros. « Le soutien sera à la disposition de tous les États membres, mais concentré sur ceux qui ont été les plus touchés et où les besoins en matière de résilience sont les plus importants », prévient la Commission.

Le plan de relance prévoit également une proposition de renforcement du Fonds pour une transition juste à hauteur de 40 milliards d’euros, afin d’aider les États membres à accélérer la transition vers la neutralité climatique. Ce fonds a été créé dans le cadre du Green Deal ou Pacte vert pour l’Europe. Il doit bénéficier aux pays les plus en retard en la matière.

Quinze milliards d’euros viendront renforcer le Fonds européen agricole pour le développement rural (Feader) « afin d’aider les zones rurales à effectuer les changements structurels nécessaires, conformément au Pacte vert pour l’Europe, et à réaliser les objectifs ambitieux, conformément à la nouvelle stratégie en faveur de la biodiversité et à celle dite “De la ferme à la table” ». C’est notamment ce fonds qui peut être sollicité pour soutenir la conversion en agriculture biologique, ou encore certains aménagements en faveur de la gestion des inondations et milieux aquatiques (Gemapi).

Des investissements directs vers les entreprises

La Commission européenne propose d’aider directement les acteurs économiques touchés quel que soit leur secteur économique. « Cet instrument pourra être opérationnel dès 2020 et disposera d’un budget de 31 milliards d’euros. Pourront être débloqués 300 milliards d’euros de soutien à la solvabilité en faveur d’entreprises de tous les secteurs économiques afin de les préparer pour un avenir plus propre, numérique et résilient ». La capacité d’InvestEU, le programme de l’Europe en matière d’investissement, sera relevée à 15, 3 milliards d’euros. Un nouveau programme intégré dans InvestEU sera spécifiquement orienté vers la résilience des secteurs avec une enveloppe de 150 milliards d’euros.

En matière de recherche, un montant de 94, 4 milliards d’euros viendra renforcer le programme Horizon Europe pour financer des activités de recherche, essentielles dans les domaines de la santé, de la résilience et des transitions écologique et numérique. Source. Florence Roussel, (2020).

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