Introduction

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Mohammed Meri

University of Strasbourg – Laboratoire Sage, France
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La-Resilience-Socio-Economique-et-LAdaptation-Entre-Covid-19-Risques-de-Guerre.pdf 93 Downloads
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La résilience est une construction complexe et multiforme qui a été définie, et de plus en plus élaborée, au fil du temps, dans différents contextes scientifiques, culturels et nationaux. Elle concerne le domaine scientifique, la vie socio-économique/environnementale et politique des êtres humains où ils vivent dans le monde. La réalité de l’historique de la résilience est largement reconnue à travers nombre de cultures et de pays, c’est pourquoi il n’existe pas de définition universellement reconnue de la résilience. D’ailleurs, dans beaucoup de langues, il n’existe pas, au départ, de mot pour le dire, l’anglais est une des rares langues ayant un mot courant pour indiquer la résilience humaine: (resilience ou resiliency); c’est pour cela beaucoup de langues ont adapté le mot anglais à leur propre usage; le français a le verbe “résilier” dont le seul emploi est résilier un contrat; mais la résilience ne consiste-t-elle pas à résilier un contrat avec l’adversité et les désastres que l’être humain fait face.

La résilience est dynamique, à partir de problèmes, qui peuvent relever du quotidien ou de chocs très graves, l’individu va déclencher des mécanismes qui vont l’amener tout d’abord à résister, puis possiblement à s’adapter, et parfois à connaître une croissance post-traumatique ou une constatation des avantages qui est un changement psychologique positif subi à la suite de l’adversité et d’autres défis afin d’atteindre un niveau de fonctionnement plus élevé.
C’est depuis plus de cent ans que la résilience est entrée dans le vocabulaire des langues, d’abord scientifique (science des matériaux), puis vulgariser vers d’autres disciplines et dans la vie des populations à travers le monde.
L’interaction entre les personnes et leurs environnements socio-économiques et physiques ou sanitaire est également une considération importante lors de la conceptualisation de la résilience et de la mise en application dans la réalité.
Après des mois de souffrance et de panique autour du monde tout entier rien ne semble normal, une chose est claire aux yeux de tous: personne ne peut prédire avec certitude à quoi ressemblera l’avenir post-COVID-19, les chefs d’états ainsi que d’entreprises ne doivent pas

seules et simplement préparer l’avenir; ils devraient se préparer en partenariat à de nombreux scénarios des futurs possibles. Alors que le coronavirus/Covid-19 et l’agent pathogène sont devenus pandémiques, un groupe de planificateurs de scénarios et de futuristes a reconnu la nécessité d’une vision à long terme de la situation actuelle et d’une évaluation des possibilités futures basé sur le respect de la vie humaine et de la nature et son environnement protégé. C’est la raison pour laquelle, les pays de l’Occident ont pris des mesures rigoureuses pour faire face à cette pandémie au niveau de chaque pays comme (la France) ainsi qu’au niveau de l’union Européen.

En ce qui concerne la théorie, il existe un croisement entre la résilience et d’autres théories telles que l’attachement ou le traumatisme, ainsi qu’avec la pratique basée sur les forces.

L’approche fondée sur les forces est une pratique de travail social qui met l’accent sur les forces (Compétences, ressources, caractéristiques personnelles, intérêts, motivations) de l’individu, de la famille, de la communauté, des organisations et des nations. La résilience est donc un processus permanent de connexion, de lien avec les gens, avec les intérêts et finalement avec la vie elle-même. L’espoir des gens réside dans le fait de faire quelque chose pour modifier ces liens, voir que les personnes qui commencent dans un mauvais environnement peuvent développer un sentiment de puissance.

La recherche sur la résilience montre au domaine que le plan directeur pour construire ce sentiment d’appartenance et de lieu dans le cosmos réside dans les relations, et met le domaine au défi de construire cette connectivité, ce sentiment d’appartenance, en transformant nos familles, nos écoles, nos communautés et nos organisations pour qu’elles deviennent des foyers psychologiques dans lesquels les gens peuvent trouver des relations solidaires et respectueuses et des opportunités de participation significative. Pour créer ces lieux et être ce quelqu’un participant activement à la résilience, il faut avant tout soutenir la propre résilience.

L’apprentissage est considéré comme un processus de modélisation, qu’il s’agit d’un défi majeur pour les éducateurs et les acteurs dans la société qui n’accorde pas assez une priorité élevée aux jeunes ni à la satisfaction des besoins humains fondamentaux de la population.

Par contre, la pratique sur la résilience fournit un mandat pour le changement social en vue de créer ces relations et opportunités dans tous les systèmes humains tout au long de la vie, changer le statu quo signifie changer les paradigmes, à la fois personnellement et professionnellement, du risque à la résilience, du contrôle à la participation, de la résolution de problèmes au développement positif, de l’ethnocentrisme au multiculturalisme, de la perception des jeunes comme des problèmes aux ressources, du renforcement des institutions au renforcement de la communauté, etc. Cependant, pour favoriser la résilience, il faut également travailler au niveau politique pour la justice éducative, sociale et économique. Cela signifie transformer non seulement nos familles, écoles et communautés, mais aussi créer une société fondée sur la satisfaction des besoins de ses citoyens, jeunes, adultes et vieux.

La promotion de la résilience, c’est-à-dire la promotion du développement humain, est un processus et non seulement un programme. La résilience promet donc de déplacer les domaines de la prévention, de l’éducation et du développement des gens au-delà de leur concentration sur le programme et ce qu’ils font, pour mettre l’accent sur le processus et la façon dont ils font en vue de bâtir des systèmes humains favorables à la vie de l’être humain.

Après la seconde guerre mondiale, des conflits ont éclaté à la suite de l’indépendance de certains pays des forces coloniales ou des conflits par procuration alimentés par les deux camps politico-militaires (Nato / Varsovie). Mais depuis le début des années 90, une série d’accélération des conflits a été provoquée par la détérioration des conditions socio-économiques, les divisions interethniques enracinées, les luttes socio-politiques, les catastrophes environnementales, les crimes organisé et pratiqués par des États dictatoriaux

envers leurs citoyens, ou par des États en faillite; tout cela a mis sous examen minutieux la volonté réelle et la capacité de la communauté internationale de s’acquitter de la nouvelle responsabilité de faire respecter les droits de l’homme et la démocratisation.

Les guerres et crises mal gérées dans les années 80 et 90 comme au (Liban, Afghanistan, Cambodge, Somalie, Rwanda, Bosnie-Herzégovine, Kosovo, etc.), et dans les années 2000 et 2010 (Irak, Géorgie, L’Ukraine, l’Abkhazie, etc.), et dans les années 2011- présent (Syrie, Yémen, Venezuela), ainsi que l’inquiétude croissante de la communauté internationale face aux nouvelles menaces comme l’épidémie de VIH, La Covid-19, le terrorisme ethnique ou religieux et les catastrophes naturelles, ont conduit à une réflexion approfondie sur ce que le monde doit être. Un endroit sûr concernant la réponse a été de reconsidérer le lien entre la sécurité, la résilience, les droits de l’homme et le développement dont est issu le discours sur la sécurité humaine accompagnée de la résilience vers le développement durable.

Dans le scénario de l’après-guerre froide, les défis les plus urgents pour la paix étaient les conflits qui naissent au sein des nations plutôt qu’entre elles, les principales causes de ces conflits résident dans le développement des problèmes sans solutions, tels que (la pauvreté, le chômage, les famine, les affrontements ethniques et religieux, les guerres civiles, la domination confessionnelle et tribale des régimes dictatoriaux-militaires et leurs oppressions continues sur les autres composantes des nations qui gouvernent par la force armée, etc).

Par conséquent, pour atteindre des objectifs majeurs tels que la paix sociale et civile, la démocratisation, les droits de l’homme, la protection de l’environnement, le développement durable etc., des moyens militaires responsables et neutres et un jugement de sécurité centré sur l’état de droit efficace doivent être installer pour éliminer ces causes.

Dans d’autres pays, et depuis des décennies comme les pays de dictature, le slogan de la résilience est toujours levé, en même temps que le catastrophisme se renouvelle autour du concept d’effondrement total, gagnant du terrain parmi les pratiques consacrées à la réalité politique et socio-économique. La réalité montre qu’il y a des gens qui ne changent pas, et il y a des dirigeants (des pays de dictatures surtout Arabes et Moyen-Oriental) incarnent le statu quo dans leurs pays pour perpétuer leurs dominions et leurs profits de l’éternité de leurs autorités tout en levant le slogan (la résilience et la confrontation à l’impérialisme).

Face à ces menaces de l’être humain et de la nature qui l’héberge nait la résilience, d’abord comme un concept, puis en théorie, ensuite comme des pratiques au travers le monde tout entier faisant partie d’un programme de développement local, national et mondial.

Ce livre aborde le sujet de la résilience d’une façon approfondie (méthodologiquement et pratiquement) commençant par l’éclairage de la signification du concept et des multiples définitions jusqu’à la présentation des recherches & développement de la résilience dans l’état actuelle de la globalisation. Le livre contient une quinzaine de chapitres, présenté par ordre méthodologique, comme le suivant.

Le premier chapitre présente le concept et les définitions de la résilience.

Le deuxième chapitre éclaire les origines du concept de la résilience.

Le troisième chapitre explique la réalité de la résilience dans le monde.

Le quatrième chapitre décrit les domaines et les dimensions de la résilience.

Le cinquième chapitre illustre les types de résilience.

Le sixième chapitre mise en lumière la théorie de la résilience et son cadre conceptuel.

Le septième chapitre présente les modèles de résilience.

Le huitième chapitre montre comment bâtir la résilience organisationnelle.

Le neuvième chapitre aborde la résilience comme: une clé des initiatives de transition et un outil de développement des territoires

Le dixième chapitre traite la sécurité humaine, la résilience vs du développement durable.

Le onzième chapitre présente la résilience et l’adaptation socio-économiques vs la Covid-19 en Occident.

Le douzième chapitre traite la résilience et l’adaptation socio-économiques vs les risques de guerres dans des pays dictatoriaux du Moyen-Orient.

Le treizième chapitre mis au point la résilience dans la pratique.

Le quatorzième chapitre montre comment mesurer et évaluer la résilience.

Le quinzième chapitre propose l’état de recherche & développement sur la résilience.

Enfin, le livre propose un Modèle pratique à appliquer sur la résilience.

Les références sont à la fin du livre.

C’est un livre offre une contribution scientifique supplémentaire au sujet de la résilience.

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